
Projection
Nicolas Wadimoff
Espace Noir - St-Imier
RESERVATION TRES RECOMMANDEE AU 032 941 35 35 !
En ce Samedi 7 février, nous aurons l'honneur d'accueillir le réalisateur Nicolas Wadimoff qui viendra présenter 2 documentaires :
UNRWA, 75 ans d'une histoire provisioire à 14h30 :
L’UNRWA, agence « apolitique », s’est pourtant retrouvée au cœur des débats les plus politiques du siècle. Ce documentaire questionne son rôle complexe: bouée de sauvetage pour des millions de réfugié·es palestinien·nes ou instrument involontaire d’un conflit sans fin ?
Qui vit encore à 16h30:
Une carte de Gaza, ses villes, camps et quartiers. Peinture blanche sur un sol noir. Dans les contours tracés sommairement, neuf réfugiés qui ont pu échapper à l’enfer, racontent. Leurs vies d’avant, la perte des êtres chers. Des existences oppressées, mais pas encore réduites en cendres. En partageant leurs récits, les protagonistes tentent de se reconnecter à eux-mêmes, de cesser d’être des fantômes. De revenir, peut-être, à la vie.
Le documentaire Qui vit encore à été récompensé du Prix de Soleure 2026 : https://www.24heures.ch/gaza-laureat-du-prix-de-soleure...
Nous aurons également la chance d'avoir 3 protagonistes du film :
Haneen Harara, âgée de 30 ans, mère de trois enfants, vit actuellement à Oman et est réfugiée depuis avril 2024. Journaliste, elle couvrait quotidiennement la situation à Gaza jusqu’à son exil forcé. Elle a perdu trente membres de sa famille lors des frappes aériennes sur Nuseirat en avril. Stoïque et déterminée, elle garde la tête haute, principalement pour ses enfants, mais aussi pour son peuple. Elle confie : « Je suis déjà morte intérieurement… seule mon enveloppe corporelle en mouvement donne l’illusion de mon existence. »
Eman Shannan, âgée de 52 ans, mariée et mère de deux enfants, vit désormais avec sa famille au Caire, suite à son départ de Gaza en février 2024. Après avoir vaincu un cancer, elle a décidé il y a dix ans de consacrer sa vie à soutenir les femmes atteintes de cette maladie. Elle a créé une ONG à cet effet, dont elle a été la directrice jusqu’à son exil forcé. Aujourd’hui, il ne reste plus rien de tout cela. Eman est fière et exigeante, envers elle-même comme envers les autres.
Ghada Al Masri, âgée de 14 ans, vit actuellement avec son frère, sa sœur et sa mère à Damanhour, au nord du Caire. Son père, journalier en Israël, s’y cache toujours, craignant d’être arrêté comme tant d’autres Palestiniens depuis le 7 octobre. Ghada était lycéenne, spécialisée en sciences. Elle rêve de devenir chercheuse médicale. Extrêmement déterminée, avec des tendances obsessionnelles, elle note tout, contrôle tout. C’est ce qui la maintient en vie, dit-elle, avec la maturité d’une adolescente devenue adulte trop tôt.















