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 1 jun  >  3 jui 
©F.Bertin

Exposition

Galerie Numaga

Juan Martinez « le refus du miroir » Ce que l’on connaît, ce que l’on cache.

Galerie Numaga - Milvignes

L'oeuvre de de Juan Martinez recèle de nombreuses énigmes propres à stimuler notre réflexion.

Une forme plastique inventive, des propos graves.

Décoratif, beau le fonds du propos est souvent inquiétant, cruel, il déstabilise parfois le visiteur.

Une grande peinture, des bandes horizontales aux tonalités bleu cobalt, violet, une filet rose; un tracé blanc pour des profils qui tourbillonnent, nymphes, esprits, mémoires du fond de l'eau peut-être.

On est surpris par une fréquence vibratoire: celle de la transformation et de l'instabilité des images qui naissent du mouvement. Des ondes linéaires forment ici un filtre dans cette oeuvre intitulée "le nageur". On cligne des yeux pour voir apparaître ou disparaître un corps schématisé.

Dans ce parcours étrange on remarque l'aspect tragi-comique de cette tête, clown blanc surmonté d'un pourtour rouge lequel pourrait en être le dédoublement, un masque virtuel qui semble tirer la langue.

Nouveauté: la peinture en aplat sur un panneau de bois découpé, bientôt la sculpture ?

Une toile centrale, un personnage qui sort du cadre, prenant corps sur son support de bois, et de l'autre côté, la moitié du visage peint sur la toile prolongé par sa moitié complémentaire évidée pour ne laisser qu'une bande contour et un oeil en demi-lune fermé.

Transformer la tragédie, élaborer un langage qui nous permette de prendre du recul, apporter de la poésie, tel est le crédo de l'artiste.