NOUS UTILISONS DES COOKIES

En poursuivant votre navigation sur le culturoscoPe site vous consentez à l’utilisation de cookies. Les cookies nous permettent d'analyser le trafic, d’affiner les contenus mis à votre disposition et renseigner les acteurs·trices culturel·le·s sur l'intérêt porté à leurs événements.

 6 mar  > 28 mar 
Conception: Sébastien Verdon

Artistes régionaux
Exposition

Smallville

GUDELISM. Genèse d'un génie

Smallville - Neuchâtel

« Je suis parti à Trinité-et-Tobago, pour faire vivre un nouveau tournant à ma peinture »
– Peter Doig

L’exposition GUDELISM. Genèse d’un génie, ouvre le programme de la nouvelle saison 2020 et par la même occasion, conclut en apothéose la trilogie de Sir Güdel amorcée à Smallville en 2016. Le peintre neuchâtelois, qui vit actuellement à Berlin, revient en effet une ultime fois défendre son titre de meilleur peintre du monde, après les événements majeurs ART GUDEL MIAMI et WORLD PAINTING PRIZE, qui marqueront l’art et son histoire à jamais.

Il n’est de secret pour personne que le peintre britannique Peter Doig, pourtant considéré comme l'un des peintres contemporains les plus cotés au monde, s’est expatrié en 2002 à Trinidad pour échapper à l’écrasante suprématie du Master Sir Güdel. Comment reprocher au peintre anglais sa fuite désespérée dans l’archipel des petites Antilles ?
La supériorité de Sir Güdel est si astronomiquement évidente, stratosphérique, qu’elle donne la sensation aux autres artistes de sortir de l’eau glacée de la Baltique en mini-slip de bain, au beau milieu d’une plage bondée. Pour imager le ressenti des autres artistes, il faut se représenter les plaintes lancinantes de Stanislas Wawrinka, qui maudit le ciel d’être né à la même époque que le Roi Federer. Pratiquant la politique de la terre brûlée, l’artiste neuchâtelois est connu pour ne rien laisser aux autres. Pas le moindre petit prix, pas le moindre honneur à ceux devenus de simples producteurs de médiocrités. Comme lors des offensives sanglantes des châteaux forts au Moyen-Âge, lorsque les assaillants emportaient tout, y compris les serrures de portes.

Cependant, le champ lexical implacable et guerrier du texte d’exposition ne doit pas éclipser les miracles célestes et les divines splendeurs visibles dans l’œuvre de Sir Güdel. La vision de ses créations sublimes, mystiques à souhait, a un goût de miel. Les œuvres du plasticien aux doigts d'or propulsent l’esprit du spectateur dans de mystérieux jardins luxuriants aux fleurs de lys odorantes. On y découvre alors de jeunes gens s’adonnant gaiement aux activités les plus diverses dans une ambiance paradisiaque.
Parachuté dans un rêve, le regardeur se sent soulevé délicatement de terre, transporté puis enveloppé dans des étoffes légères, fraîchement lavées, au sein d’un paysage onirique. Virtuose, l’artiste exhibe sa noblesse et nous transmet son savoir-pouvoir, forçant un respect instinctif et de vives émotions à un public hébété, bien souvent bouleversé jusqu'aux larmes. Dans les salles d’exposition, où il n’expose pas, mais dispense de véritables leçons, le miracle opère, la grâce devient palpable. Le résultat caresse la perfection, le rêve éveillé se vit, on jurerait entendre des discours pleins d’espoir à la Martin Luther King imprégner les cimaises irisées. Grandiose, tout devient possible.

Mais comme après les effets d’une bonne drogue, il est temps de redescendre. Le réveil sonne, il est temps de revenir à Smallville.