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Musique

Konzertreihe Rêves de jeunesse

Farel haus - Bienne

Présentation du projet

La jeunesse, synonyme de liberté et de vitalité, est sans aucun doute l’âge de la vie le plus fantasmé et le plus célébré. Qu’on soit en plein dans la fleur de l’âge ou qu’on parvienne au crépuscule de la vie, elle évoque en chacun et chacune de nous un imaginaire riche et foisonnant, empreint d’idéaux. Pourtant, si d’un côté elle est idéalisée à outrance, d’un autre, elle est continuellement sous le feu des critiques: la jeunesse serait dépravée, elle ferait fi des traditions, elle serait trop idéaliste, détachée des réalités et contestataire. Ce paradoxe, qui est certainement intemporel et universel, traduit peut-être à la fois les attentes projetées sur la nouvelle génération qui devient le dépositaire de l’héritage du passé et le désir de celle-ci de s’en affranchir pour se réinventer un futur au sein de la société dans laquelle elle évolue. Dans ce programme, nous aimerions explorer différentes facettes de cette thématique au travers de trois oeuvres du XXe siècle, entre regard porté sur sa propre histoire de vie, désir d’affranchissement du legs du passé et retour aux traditions.

Le coeur du programme choisi par le quintette Kairos est constitué de l'oeuvre Mládí du compositeur tchèque Leoš Janáček, sorte de mémoires de jeunesse en musique qu’il compose à l’aube de ses 70 ans. Deux autres oeuvres hongroises des années cinquante viennent l'encadrer : les Six bagatelles, une oeuvre de jeunesse au langage résolument moderne de György Ligeti, et la transcription d’Anciennes danses hongroises du XVIIe siècle par Ferenc Farkas, danses folkloriques traditionnelles auxquelles il insuffle une seconde vie.

Si d’un côté l'oeuvre de Janacek peut être considérée comme une partition autobiographique, les oeuvres de Ligeti et Farkas ne peuvent être pensées en dehors d’une contextualisation au sein d’un régime politique autoritaire. Vivant sous le joug du régime communiste hongrois, ils font tous deux face à un dilemme: continuer à composer librement et donc s’exposer à la censure ou adapter leur propre langage musical à la doctrine politique. Le jeune Ligeti au langage révolutionnaire ne renonce pas à sa liberté et finit par s’exiler en Autriche, alors que le plus âgé Farkas s'autocensure pour échapper aux représailles et continuer à vivre dans son pays. Entre tabula rasa du passé et retour aux traditions, les possibilités de création sont multiples et nous offrent des regards pluriels sur la création musicale d’après-guerre.


entrée libre/collecte

querflöte/flûte traversière: elisa persoz

oboe/hautbois: anna rechbauer

klarinette/clarinette: katharina oberson

horn/cor: pascal rosset

fagott/basson: benjamin reist

bassklarinette/clarinette basse: florian guex