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La course du 1er mai

CIP - Tramelan
Au travers de 3 courtes pièces (La course du 1er mai, de Israël Horovitz, précédé de L’augmentation et Les souffleurs, de Dino Buzzati), la troupe de Courtelary explore, avec la complicité de son metteur en scène Guy Delafontaine, le thème de la course.

Alors que certains courent pour l’honneur, l’argent ou l’amour, d’autres courent à leur perte ou tout simplement pour rester vivants. Suivez le rythme, il s’agit d’une performance pleine d’humour et de souffle, un spectacle improbable en forme de coup de coeur. Trois, deux, un, c’est parti!

Ada veut un vison, celui qui la ferait appartenir à une autre race. Son comptable de mari, Campanella, veut quitter son costume de poule mouillée. Son patron, Stragioni, lui démontrera qu’il n’est pas la charogne que l’on dit.

Laide, jeune femme au charme magnétique aime Paolo, un petit gigolo… qui aime deux choses : lui-même et l’Alfetta rouge… qu’il pourrait s’offrir grâce à l’architecte plein de briques Giovanni… qui se trouve brusquement assailli de sentiments contradictoires et envahissants à l’égard de sa maîtresse Laide.

Eben, August, Spike, Doreen, Mary et Rebecca ont pris la tête de la course du 1er mai, 25 kilomètres ou 15 miles et demi à travers les paysages bucoliques de la Nouvelle-Angleterre. Les six coureurs de classe et perdants magnifiques s’affrontent et partagent, le tout entre compétition, tactique psychologique, douleurs et solidarité… et c’est dur !

Un seul décor pour deux univers, atemporels mais distants, chacun enraciné dans sa réalité propre. Celui de l’Italien Buzzati, avec ses humains très ordinaires emportés dans un irrésistible labyrinthe, absurde puis fantastique. A 6559 km de là, Horovitz impose avec rigueur et finesse sa ligne fluide, son réalisme à l’américaine, cru et sensible.
À noter que le tout est à nouveau porté par une bande-son originale du band biennois Wurfelzücker.

Au public de courir maintenant !
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